FREE PARTY – L’association Techno+ dénonce un « bashing médiatique négatif et excessivement autoritaire »

L’association de prévention et de réduction des risques Techno+ lance un appel aux journalistes afin d’attirer leur attention sur le mauvais traitement de certains médias envers le mouvement free party ces dernières semaines. Au travers d’un « bashing » médiatique toujours plus intense, vient s’ajouter une répression des forces de l’ordre toujours plus insistante sous couvert de la propagation de la COVID-19, tout en pointant le milieu festif comme vecteur d’apparition de clusters en France…

Suite à la répression accrue envers le mouvement free party ces dernières semaines, l’association de prévention en milieu festif Techno+ a rédigé un message à l’attention des journalistes. Menant des actions sur le terrain depuis plus de 25 ans, cette « association de santé du milieu techno, voudrait ici déclarer son mécontentement à l’encontre de la couverture médiatique négative, pleine de préjugés et excessivement sécuritaire ». Et ce, sans compter sur « l’acharnement répressif démesuré que subissent les participants et organisateurs de rassemblements festifs depuis maintenant plusieurs semaines », s’exprime l’association dans le communiqué visible sur son site Internet.

« La fête semble être une activité facultative à la société puisqu’elle reste interdite à ce jour. C’est un choix politique, moral, plus que sanitaire ! »

Techno+

Clusters en free party ? Toujours pas…

Techno+ estime que la fête et la culture sont les grands délaissés du (dé)confinement, à l’heure où l’offre festive « n’a pas été prise en compte dans les politiques sanitaires », a contrario des secteurs touristiques, scolaires et professionnels, sans oublier les transports en commun, quant à eux « jugés essentiels » à la société. Ces activités se déroulant très souvent dans des lieux clos ont été mises à l’étude afin de quantifier les risques de contamination, alors que le secteur festif s’en trouve exempté et réprimé. « La fête semble être une activité facultative à la société puisqu’elle reste interdite à ce jour. C’est un choix politique, moral, plus que sanitaire ! », tonne l’association de prévention.

En découle la question concernant les tant redoutés foyers de contamination, dits “clusters”. Suite aux deux plus gros rassemblements de cet été 2020, dans la Nièvre mi-juillet et en Lozère début août, « les ARS (ndlr : Agences régionales de santé) n’ont pas relevé de cluster, ni dans aucune autre free party » de plus petite taille, assure Techno+. Les différentes associations de prévention – Korzéame, Techno+, Logos, Keep Smiling, Axess et Bus 31/32 – présentent sur place lors du multison en Lozère ont d’ailleurs rédigé un communiqué à ce sujet à l’intention des journalistes pour dénoncer le « bashing » médiatique visant à fortement dénigrer le mouvement.

« L’autoritarisme actuel n’est là que pour cacher l’impuissance des pouvoirs publics. »

Techno+

Répression en free party ? Toujours plus…

En contrepartie, une énorme répression est organisée envers ces événements, mobilisant un nombre de gendarmes et militaires plus que conséquent et saisissant les matériels des sound systems sous invocation du tout puissant motif de la COVID-19. Ce à quoi Techno+ se questionne à juste titre : « Pourquoi cette répression, et pourquoi touche-t-elle surtout les petites teufs ? Au nom de quel principe sanitaire verbalise-t-on l’ensemble des 300 participants d’une soirée au nombre de personnes volontairement restreint ? Et ce, de manière systématique ! ». Selon l’association, « l’autoritarisme actuel n’est là que pour cacher l’impuissance des pouvoirs publics en montrant du doigt les “fautifs”, la jeunesse… »

Techno+ conclut son communiqué en insistant sur le fait que les mentalités et les comportements en free party ont changé depuis le confinement, même si cela ne paraît pas ou peu visible de l’extérieur – donc des autorités et des médias généralistes. Les associations de prévention adoptent de nouvelles stratégies de réduction des risques, tandis que certains participants tendent à profiter de la fête tout en ayant conscience de la situation sanitaire actuelle.

« Faire des gens qui dansent des délinquants n’est pas la vision de la société dans laquelle nous voulons vivre ! », termine Techno+ avec un goût amer et dystopique.


Article : FREE PARTY – L’association Techno+ dénonce un « bashing médiatique négatif et excessivement autoritaire »
Réalisation : Erwan
Visuel : Sandra Mehl
pour Libération
Photos : Newt On
, France3

Mouvances Libres


Un commentaire

  • Tout est vraix je pense que le pouvoir profite du virus pour tapper sur le mouv free Party et de la tres mauvaise information par les medias et de plus l etat fait de l argent les amendes tout les week-end

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